Dans tous les secteurs, les traducteurs doivent composer avec des contraintes et des directives précises. La réglementation des emballages, particulièrement au Canada, impose des exigences strictes en matière de publicité, d’étiquetage et d’allégations. C’est notamment le cas dans les domaines des cosmétiques, de l’alimentation et de la nourriture pour animaux; une simple erreur de traduction ou d’allégation peut entraîner des coûts importants, des retards de mise en marché et des risques pour la réputation de la marque. Ce billet explore les principaux enjeux liés à la traduction d’emballages, les règles qui régissent les secteurs concernés, l’objectif de la réglementation, ses principes fondamentaux, ainsi que des exemples relatifs à chaque secteur.

Le défi de la traduction d’emballages et le respect des règles

Le défi que représente la traduction d’emballages réside dans l’exactitude et la cohérence. La traduction doit être fidèle à l’original, respecter les règles établies, protéger la marque et faciliter la compréhension du consommateur cible. Une petite erreur peut non seulement nuire à l’image de l’entreprise, mais aussi entraîner des coûts et des retards de mise en marché.

On peut facilement se sentir submergé par la quantité de renseignements véhiculés dans les publicités, sur les réseaux sociaux et sur les emballages des produits. L’objectif de la réglementation en matière de publicité et d’emballage est de permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés; les énoncés ne doivent pas induire les gens en erreur ni semer la confusion. Les renseignements sur les emballages et dans les publicités doivent être clairs, factuels et vérifiables, autant dans le domaine des cosmétiques que dans celui de l’alimentation.

Les cosmétiques

Connaître la réglementation canadienne est essentiel pour traduire correctement les textes publicitaires, les sites Web ou les supports imprimés dans le secteur des cosmétiques, où l’étiquetage et la publicité sont strictement encadrés. Les produits importés peuvent comporter des énoncés non conformes au Canada et se retrouver malgré tout sur les tablettes de divers détaillants. Le traducteur canadien peut s’inspirer de l’emballage du produit pour assurer la cohérence d’un support à l’autre, tout en veillant à ne pas reproduire les allégations interdites.

La réglementation relative aux allégations

Dans le domaine des cosmétiques, les allégations tolérées sont celles qui sont exactes, prouvables par le fabricant, suggestives, non thérapeutiques, cohérentes et claires. Au Canada, la Loi sur les aliments et drogues et ses règlements encadrent les ingrédients et les renseignements obligatoires.

Toutefois, les allégations thérapeutiques – comme celles qui indiquent que le produit peut prévenir, traiter ou guérir une maladie ou un problème de santé – sont interdites si l’emballage du produit n’est pas doté de numéro de médicament (DIN) ou de numéro de produit naturel (NPN). Toute affirmation doit être prouvée, ce qui comprend les allégations d’absence d’ingrédients ou de tests sur les animaux, de présence d’ingrédients biologiques, de caractère hypoallergène et plus encore.

Voici une liste de ressources pertinentes :

Des exemples concrets

En cosmétiques, il faut se méfier des allégations qui insinuent que le produit a un effet thérapeutique ou pharmacologique sur le corps ainsi que des mots qui relèvent du domaine médical ou qui ont une connotation thérapeutique, comme les termes anglais cure, detox, treat, heal, prevent et leurs variantes. Ces énoncés, bien qu’interdits par la réglementation canadienne, ne sont pas rares sur les produits importés.

Voici quelques exemples en français d’allégations interdites et de leur version acceptable au Canada.

Allégation interdite Allégation permise
Traite l’acné Cible l’acné
Traitement pour le cuir chevelu Soin pour le cuir chevelu
Rajeunit la peau Améliore l’apparence de la peau

Ces exemples démontrent bien l’importance de recourir à un professionnel avisé et compétent dans son domaine d’expertise. Autrement, une personne qui traduit mot à mot sans connaître les contraintes et la réglementation entourant un domaine particulier expose l’entreprise à des conséquences graves.

L’alimentation

En alimentation, le principe est le même que dans le domaine des cosmétiques : les renseignements doivent être clairs, véridiques et non trompeurs. Il faut également éviter les énoncés qui sont inutiles en raison de la nature du produit, mais qui pourraient créer de la confusion.

La réglementation en vigueur

Selon la catégorie de l’aliment déterminée par Santé Canada et conformément aux recommandations du Guide alimentaire canadien, les allégations de santé holistiques, c’est-à-dire des énoncés d’ordre général qui promeuvent une saine alimentation et proposent des lignes directrices alimentaires, sont permises tant qu’elles ne renvoient pas à une maladie ou à un problème de santé précis.

Les allégations thérapeutiques, les allégations nutritionnelles non vérifiées, les allégations biologiques et de production qui ne répondent pas aux critères et toute allégation trompeuse ou fausse sont strictement interdites.

La règle générale est bien simple : toute publicité, tout étiquetage et tout emballage doit présenter des renseignements exacts qui ne sèment pas de confusion. Les énoncés ne doivent pas tromper les consommateurs sur la quantité, la nature, la composition ou les effets réels d’un produit.

Voici une liste de ressources pertinentes :

Quelques exemples

Au Canada, les allégations interdites en alimentation incluent les allégations thérapeutiques, notamment les mentions de « guérison » quelconque, les fausses déclarations sur l’origine d’un produit, les affirmations sans contexte comme « 100 % biologique » ou « sans hormones » et les allégations sans preuve nutritive comme « source de vitamines ».

La nourriture pour animaux

La réglementation canadienne sur l’emballage de la nourriture pour animaux exige des mentions obligatoires bilingues, la quantité nette, le nom du fabricant ou du distributeur, la liste des ingrédients, la composition et les instructions d’utilisation. Les allégations de santé et les aliments pour bétail sont soumis à des normes précises. L’emballage doit également refléter le contenu, et les renseignements ont pour objectif de viser la clarté pour les consommateurs, en plus de fournir des coordonnées pour communiquer avec l’entreprise.

Les guides et normes applicables

Tout comme pour les domaines des cosmétiques et de l’alimentation pour les humains, les emballages de nourriture pour animaux doivent afficher des allégations de santé fondées. Un Guide sur l’étiquetage et la publicité concernant les aliments pour animaux familiers officiel existe à cet effet, ainsi que des Directives réglementaires : Étiquetage des aliments pour animaux de ferme .

Conclusion

La traduction d’emballages au Canada ne se limite pas à transposer des mots d’une langue à l’autre : elle exige une compréhension précise des règles, du marché et de la clientèle cible. Le traducteur joue un rôle clé pour assurer l’exactitude de la terminologie et garantir la cohérence sur tous les supports où un produit est mentionné. Une traduction rigoureuse renforce la confiance des consommateurs et évite les erreurs coûteuses, d’où l’importance de faire appel à un professionnel qualifié qui maîtrise les exigences propres à son domaine. Choisir un partenaire linguistique compétent est donc essentiel pour assurer le respect de la réglementation et valoriser l’image de marque. Consultez notre guide pour choisir un service de traduction.

FAQ

1. En quoi consiste la réglementation des emballages au Canada?

La réglementation des emballages au Canada regroupe l’ensemble des lois et normes qui encadrent l’étiquetage, la publicité et les allégations sur les produits. Elle vise à assurer des renseignements clairs, véridiques et non trompeurs afin de protéger les consommateurs et d’éviter toute confusion.

2. Pourquoi les règles entourant la traduction d’emballages sont-elles importantes au Canada?

La traduction d’emballages bilingues doit respecter certaines règles et exigences afin de veiller, entre autres, à ce que le produit respecte la réglementation canadienne en anglais et en français. Une traduction exacte protège la marque, évite les erreurs coûteuses et garantit que les consommateurs ont accès à des renseignements clairs et fiables.

3. Quelles allégations sont interdites sur les emballages au Canada?

Les allégations thérapeutiques, trompeuses ou non prouvées sont interdites, notamment celles qui prétendent prévenir, traiter ou guérir une maladie. En cosmétique et en alimentation, toute affirmation doit être exacte, vérifiable et conforme aux exigences des autorités réglementaires.

4. Quel est le rôle du traducteur dans la conformité des emballages?

Le traducteur doit transmettre fidèlement le contenu original, vérifier l’exactitude des termes et des ingrédients, et s’assurer que les messages sont clairs pour la clientèle cible. Il agit aussi comme un garde-fou en signalant d’éventuelles erreurs dans le texte source.